Hall of fame

Madie Mousseron-Dufort

Madie Mousseron-Dufort

Nous vous proposons de découvrir le portrait de la talentueuse Madie Mousseron-Dufort, une des fiertés de l’Académie. Elle incarne pour nous l’élégance, la discrétion, la rigueur et la volonté nécessaires aux grandes danseuses. Madie a intégré le cursus Sport Études Danse chez nous en Quatrième. Elle fut une élève très sérieuse et volontaire, nous sommes très fiers de son intégration à la John Cranko Ballettschule de Stuttgart. Bonne lecture.

La rédaction

 

Bonjour Madie, comment vas-tu?

Bonjour, je suis en pleine forme, merci ! 

 

Tout d’abord merci de nous accorder un peu de ton temps ! Prête pour cette petite interview ?

Bien-sûr … je suis très enthousiaste à l’idée de répondre à vos questions, d’autant plus que c’est ma première interview !

 

Dans un premier temps Madie, parle-nous de toi ! Qui es-tu ?

J’ai 14 ans, je suis l’aînée (avec mon jumeau) d’une fratrie de 6 enfants. J’ai grandi dans un village à 45 minutes de Bordeaux. Je suis passionnée de danse classique depuis toute petite !

 

Depuis combien de temps pratiques-tu la danse ?

Cela fait déjà … 10 ans … pffff … ça passe vite ! 

 

Comment as-tu vécu tes années en Sport-Études ? Qu’est-ce que les cours suivis chez nous t’ont apporté ?

Mes deux années en Sport-Études à l’Académie ont été vraiment fantastiques !

Elles ont été le déclencheur de ma vocation car je suis entrée, tout d’un coup, dans un univers de professionnels de la danse. En y entrant, je n’avais que pour seule ambition de pratiquer un peu plus mon activité favorite. Au bout d’un an, j’avais envie de faire des concours pour me tester. A la fin de ma 2ème année, après plusieurs auditions et concours, j’avais vraiment décidé d’en faire mon métier…

Cette évolution n’aurait jamais été possible sans l’Académie car je m’y sentais bien, l’ambiance était exceptionnelle. Nous formions un groupe d’amies, toutes divisions confondues.

Les cours de l’Académie m’ont permis de consolider les bases puis de progresser très rapidement car nous étions en petit effectif.

 

Que penses-tu de l’équipe de professeurs de notre Académie ?

Les professeurs de l’Académie, ainsi que l’équipe administrative, sont tous très bienveillants et à l’écoute ! C’est comme une grande famille .

Mes différents professeurs m’ont fait progresser, chacun dans des domaines différents. Je les remercie du fond du cœur !

Je voudrais également préciser que le collège Assomption Sainte-Clotilde, en partenariat avec l’Académie, joue un rôle fondamental. Sa politique de la réussite par l’encouragement plutôt que par la sanction, permet aux sportifs de s’épanouir et de donner le meilleur d’eux-mêmes dans leur discipline.

 

 Tu viens d’être admise à la célèbre John Cranko Ballettschule de Stuttgart, félicitations, nous sommes très fiers de toi ! Raconte-nous, comment s’est passée ton audition ?

Merci, c’est gentil  !

La sélection dans cette école, comme dans de nombreuses écoles qui recrutent au niveau international, consiste tout d’abord en un dossier de candidature complet :

  • CV complet scolaire et sportif en anglais ou allemand
  • Photos dans différentes positions imposées
  • Vidéo de 20 minutes montrant le travail à la barre, au milieu, des sauts, des pirouettes, des variations en studio ainsi que des variations sur scène lors des concours

Par la suite, je me suis rendue à Stuttgart pour participer à 2 cours de classique : le premier avec une division de danseuses de l’école, plus âgées que moi d’1 an ou 2 … le niveau était très élevé !

Le 2ème cours était avec la division de mon âge et là, je me suis sentie beaucoup plus à l’aise.

Cela permet d’être directement immergée dans l’école et de rencontrer ses futures camarades de division. Les professeurs et le directeur étaient tous très accueillants.

 

Comment as-tu appris la nouvelle de ton admission et surtout, quelle a été ta réaction ?!

Quelques jours après mon audition, j’ai reçu un mail m’annonçant que j’étais retenue pour intégrer l’école du ballet de Stuttgart !

A vrai dire, au début, je n’y croyais pas … je pensais que c’était une erreur, j’ai relu plusieurs fois le mail en anglais. Mais, non, c’était bien ça … j’avais l’impression de réaliser un rêve !

Depuis, je suis redescendue de mon nuage … je sais que rien n’est gagné, je vais avoir des examens réguliers et je n’ai aucune garantie quant à la poursuite de ma formation dans cette école. Je vais faire de mon mieux, je vais travailler dur … ma rentrée a lieu demain ! (NDLR : 10 septembre 2019).

 

Es-tu enthousiaste à l’idée de partir dans un pays étranger, de découvrir une autre culture ?

Oui, j’ai hâte … ce sera la première fois que je vais vivre à l’étranger. J’ai beaucoup de choses à découvrir : le pays et sa culture bien-sûr. Mais je vais aussi être immergée dans un contexte international. Tout le monde se parle anglais à l’école : les professeurs et les élèves entre eux. Dans ma classe, je serai la seule française parmi une coréenne, une australienne, une ukrainienne et bien d’autres nationalités. Je vais donc découvrir différentes cultures en plus de l’Allemagne !

 

Qu’attends-tu de cette école ?

La grande majorité des 65 danseurs du ballet de Stuttgart est issue de l’école. Les autres élèves intègrent d’autres ballets internationaux. J’espère donc pouvoir poursuivre ma formation le plus longtemps possible : j’entre en 5ème division cette année. Il reste ensuite la 6ème division à l’issue de laquelle un examen permet d’intégrer l’Académie du Ballet : une formation diplômante de danseur à plein temps sur 2 ans.

Je vais donc tout faire pour passer les 4 prochaines années dans cette école .

 

Enfin, que conseillerais-tu à quelqu’un qui souhaite devenir danseur/se mais n’ose pas se lancer ?

Quand on évoque la danse classique, tout le monde vous parlera de ‘sacrifice’, de ‘douleurs dans les pieds’, ‘mal de dos’, etc. Je comprends que cela en rebute certains !

Personnellement, je ne vis pas cela comme des sacrifices ou un prix à payer mais plutôt comme une épreuve envoyée pour me tester … alors j’essaie d’être plus forte, de vaincre l’épreuve car j’aime danser.

Il y a aussi celles et ceux qui n’osent pas … par timidité ou par honte de mal faire. A ceux-là, j’ai envie de leur dire que s’il y a un moment pour tomber, pour se tromper, c’est justement maintenant, pendant sa formation … alors c’est le moment d’oser, de tenter, de se mettre en danger !

Une fois sur scène, ce n’est plus le moment de prendre des risques … et ce sont justement toutes les erreurs passées qui vous permettent de donner une belle représentation !